Ma sleeve. Quand l'extrême te pousse à l'extrême...

Publié le par La Mère Quelconque

Ma sleeve. Quand l'extrême te pousse à l'extrême...

Voilà maintenant 9 mois que je suis sleevée. Cet acte qui n’est pas anodin n’est pas un caprice, c’était une nécessité. J’ai entendu beaucoup de conneries depuis que j’ai entamé le processus pour accéder à la chirurgie bariatrique, et poser les mots sur ce que je ressens est nécessaire.

J’ai entendu parler de chirurgie bariatrique il y a quelques années maintenant. J’avais vu passer un soir d’insomnie une émission complètement ahurissante parlant de gens qui voulaient faire de la chirurgie pour changer de vie. Il y avait une nana qui était en obésité morbide et elle avait eu un relooking aux frontières du réel : dents, nez, forme des yeux, oreilles, seins, fesses, ventre… Et une chir bariatrique.  Comme quoi, ça ne partait pas sous de bons augures, je trouvais ça tellement extrême justement ! Et puis même si j’étais là, à 3h du mat à fouiner dans mon frigo, en train de bader devant ma télé, je n’étais pas désespérée à ce point-là. 

J’avais une idée faussée de l’aide que ça peut être dans certains cas. J’avoue que je ne me suis pas vue grossir, j’ai grossi. Point. Les aléas de la vie, la bonne chère (oui, avouons que je ne suis pas qu’une adepte de junk food, je suis aussi fan de tout ce qui a bon goût… Et pour avoir du goût, il faut parfois que ça soit gras XD), et les déceptions ont fait que sans m’en rendre vraiment compte, j’ai fait un beau jour 145 kilos. On pensera ce que l’on voudra de ce poids extrême, il faut rajouter à l’équation deux choses essentielles : j’ai entendu toute ma jeunesse que je ferai ‘120 kilos de graisse pure’, que j’étais une ‘grosse vache’ et  cela venait particulièrement de ma mère anorexique, qui a passé une grande partie de ma vie à nous dézinguer tous les 5, mes frère et sœurs et moi. Donc le rapport à la bouffe étant faussé dès le départ, étant une personnalité assez extrême dans ses déboires, j’étais une très bonne candidate pour devenir obèse, de façon extrême justement. Je ne fais jamais les choses à moitié et ça en est une preuve.

J’ai essayé de m’en accommoder, de vivre avec. J’ai passé le quintal en 2001, avant la naissance de mon premier. J’avais 21 ans. Un compagnon maltraitant et une vie pas très épanouissante. Et depuis, ce quintal est resté là, joli nombre à trois chiffres. Quand j’ai rencontré Nico, j’étais obèse morbide. Quand j’ai accouché de Mathilde aussi. J’ai vécu cette obésité comme une croix, comme si c’était MA croix. Je payais quelque chose, mais sans savoir vraiment quoi.

Par contre je le payais cher ; hypertension (et tout ce que cela entraine : migraine, champs de vision rétréci, tête qui tourne, palpitations, effets secondaires des médocs… Joie. ), articulations qui morflent (une 15aine d’entorses, un genou flingué, épanchement dans les genoux sans raison, rétention d’eau, impossible de marcher plus de 200 mètres sans pause), une hyper-sudation du meilleur effet, et toutes les contraintes en fringues que ça implique. S’habiller en 54/56 à 30/35 ans, c’est vachement compliqué. Donc il y avait l’épée de Damoclès de ce que cette obésité m’infligeait (mourir d’un AVC ? Finir tétraplégique ou handicapée avec 3 enfants ? Merci du cadeau en fait…) et le regard des gens autour.

Sans entrer à nouveau dans les détails, l’obésité m’a fait passer pour beaucoup de choses : de la feignasse à la conne, en passant par celle qui n’a aucune volonté, voire l’handicapée. Je me suis pris des insultes quasi chaque fois que j’ai pris les transports en commun. Je dérangeais toujours. Et pas que dans les transports. A la sortie de l’école, dans la ‘famille’… Mon poids a toujours été un grand sujet, mais je n’ai jamais vraiment compris pourquoi. Je me disais ‘laissez-moi porter mon frigo et foutez moi la paix… Je suis grosse mais en quoi ça vous fait chier ?’ Mystère. J’ai compris après que beaucoup de personnes ont peur (littéralement) de grossir à ce point-là et que ça les rend agressifs vis-à-vis des obèses. Mais ce regard tronqué (parce que je suis pas du tout ce qu’on a pensé de moi) est en fait la croix de beaucoup d’obèses… Le regard des autres fait entrer dans un cercle vicieux du foutu pour foutu (en tous les cas pour moi…) et ne m’a jamais permis de me reprendre en main. En même temps, est ce que ces réflexions étaient là pour m’aider à avoir un déclic ? Absolument pas. Cela rassure la personne qui les dit, et au final je ne leur en veux pas tellement : le plus malheureux est celui qui fait souffrir.

Un jour pourtant, il faut se rendre à l’évidence. Mes mains me paraissent toutes petites, posées sur mon ventre. Je ne vois plus mon pubis. Mon soutien gorge me cisaille. Je suis obligée de m’attacher les cheveux en continu ou je dégouline de sueur. Je n’ai pas envie de sortir de chez moi, parce que marcher me fait mal. Monter l’escalier me fait mal. Tenir debout en concert me fait mal. Porter mon bébé me fait mal. Le regard des gens me fait mal. J’ai mal. Dedans. Dehors.

L’idée de la chirurgie bariatrique n’est pas arrivée un beau matin. Aucun médecin ne m’en a parlé. Je me suis souvenue de l’émission et j’ai réfléchi. Non. Je ne voulais pas.
Une connaissance a eu un by-pass. Puis une amie. Une autre amie a eu recours à la sleeve. C’était un peu incompréhensible pour moi, je les trouvais en bien meilleure forme que moi, plus mince, mieux dans leur tête que moi, toujours très borderline. Même leurs fringues ‘grossimo’ étaient trop petites pour moi. C’était autant fascinant que répulsif… Je faisais un rejet quasi-total de cette solution.
J’ai tenté l’hypnose (qui a marché un temps cependant) retenté les diètes protéinées et toutes les conneries qui font entrer dans le cercle vicieux de la perte et du gain de poids par la frustration.
Et puis au bout des solutions, il y avait ça.
Cette mutilation.
L’idée en elle-même me paraissait folle. Nous avons un ami qui a subi une greffe de poumons et qui va bien. On lui a changé ces organes vitaux, on les lui a remplacé, il vit, il respire… Et moi ? Je m’octroie le droit de mutiler un organe sain pour quoi ? Couper un morceau d’estomac SAIN pour ensuite maigrir par restriction ?... ça me tétanisait en vérité. Je me suis posée beaucoup de questions éthiques. Je me suis donnée aussi beaucoup d’excuses. Pas maintenant, il y a l’allaitement. Et si on en veut un 4è ? Et même avant Mathilde, je ne voulais même pas y penser, ayant une grossesse en point de mire.

J'étais pas chaude mais ça me trottait: je me suis renseignée, comme ça, pour voir, sur la sleeve et le by-pass. By-pass : plutôt pour les grignoteurs. Sleeve, plutôt pour les hyperphages. Je suis hyperphage : je me suis concentrée sur la sleeve. J’ai croisé un jour un homme sur le quai du tram, il m’a aidé à monter mon vélo que je n’arrivais pas à porter seule et on a sympathisé. J’ai parlé spontanément de mon poids (je suis du genre à devancer avant de me prendre une volée de plombs…) et il a souri. Il y a 2 ans, il faisait 70 kilos de plus. Et il est allé à telle clinique, voir tel chirurgien. ‘Allez-y les yeux fermés, rien que le parcours, il vaut le coup ! on ne vous obligera à rien !’ Les cheveux collés de sueur, assise à côté d’un gars qui soufflait que je prenne tant de place dans le tram, l’idée a fait son chemin. Bon. Après l’allaitement, je vais prendre des avis. Je commençais réellement le parcours à ce moment là. J'ai commencé à interroger les copines. 

Mathilde s’est sevrée en Octobre 2017. En novembre, je prenais rdv.

Le chirurgien est cash : habituellement, les femmes qui viennent le voir font 20 bons kilos de mois que moi. Je fais ce jour là 145 kilos. Je lui explique que je ne suis pas sûre du tout de faire la chirurgie, et il en est content ; les gens qui réclament une sleeve comme un caprice font de bons candidats à l’échec. Et le but, ce n’est pas l’échec. ‘On commence le parcours en vue d’une sleeve et on se laisse le by-pass sous le coude si dans 5 ans ça part en cacahuète. ‘ J’ai juste répondu ‘non mais je ne pense absolument pas à l’échec si je le fais. C’est hors de question.’ Il m’a souri. On va dire qu’on s’est compris.
J’ai entamé les groupes de soutiens dès mars 2018. Entre temps, ma belle-mère est décédée et ma courbe exponentielle avait repris sa course folle. Je pense avoir atteint les 150 kilos en décembre 2017. C’est ensuite un peu redescendu, pour rester toujours aux alentours de 145.
Le chiffre ne me faisait même plus électrochoc, comme si je m’étais complètement habituée à ça.
Première séance de groupe. Je n’ai pas pu m’empêcher de juger et regarder les autres personnes présentes. Il y avait plus jeune, plus vieux, plus gros que moi. Plus mal en point. Je n’étais pas ‘la pire’. C’est horrible de penser comme ça et j’ai beaucoup culpabilisé ; parce que c’est justement le début du parcours : ne pas juger. Garder pour soi. Être bienveillant avec le autres participants.

Je me gardais toujours la possibilité de refuser la chirurgie et la psychologue de l’établissement était en accord complet avec cette idée. Si je voyais ma solution ailleurs que dans la chirurgie, alors je devais suivre mon idée. J’ai participé aux 6 séances de groupe. J’ai appris des choses un peu incroyables sur mon rapport à la nourriture. Sur les émotions. Sur mon rapport émotionnel à la nourriture. J’ai appris à lever la restriction cognitive. A déguster quand j’ai une envie. A m’arrêter quand je n’ai plus faim. A reconnaître la faim, la satiété. A reconnaître les signes émotionnels qui vont amener au ‘foutu pour foutu’. Le chirurgien m’avait parlé d’une possibilité de m’opérer en juin quelques mois auparavant, je refusais. Si je le faisais, j’attendrais au moins septembre. Je voulais surtout réfléchir.

J’ai fait un parcours psy assez trash à base d’EMDR, qui m’a complètement chamboulée. Ça a été un mal nécessaire. Mon homme a été d’une patience exemplaire…

J’ai commencé à réfléchir un peu différemment. Perdre du poids, grâce à leurs techniques, en effet, c’était possible. Sans régime, sans me sentir frustrée, sans rien de tout ça. Mais malgré tout ça, l’hypertension était là. Les bouffées de chaleur aussi. Rentrer mon boule dans un 56 aussi. Je perdais, régulièrement. Un peu à la fois.
‘Mais pourquoi tu l’as fait alors ?’ on m’a posé cette question 20 fois au moins. Surtout des gens qui ne veulent surtout pas avoir recours à cette chirurgie.

J’ai pensé différemment. Oui, pour moi, c’est une mutilation. Mais grâce à cette ‘amputation’ j’aurai la possibilité de gagner quelques années sur les maladies chroniques qui me bouffaient la vie. Je n’avais pas à mettre en regard la greffe d’organe d’un ami et la mise en danger de ma propre vie avec cet organe sain mais démesuré. Je voyais le problème sous le mauvais angle. Est-ce que j’avais envie de perdre du poids ? Oui. Est-ce que j’avais des comptes à rendre ? En fait, non. Cette décision ne vient de personne d’autre que de moi. En juillet 2018, j’étais ok. J’étais prête.

Septembre 2018. Dernière pesée. 131 kilos.
S’en suit l’opération, et le mois difficile qui en a suivi. Je vais la jouer sans langue de bois, puisque j’ai pas eu forcément des échos très sincères sur les suites.
J’ai eu mal. Je ne savais pas à quel point j’aurai mal, et j’ai bien dégusté. Les nausées, les douleurs des gaz, la faiblesse musculaire, la difficulté à m’endormir à cause de la morphine, la fatigue… ça a été pour moi une semaine, voire 10 jours vraiment durs. Je n’ai eu aucune complication. Mes cicatrices étaient magnifiques (points invisibles et colle chir… Un boulot de dentellière !) mes piqûre contre la phlébite étaient faites dans le gras du ventre et je ne les sentais pas. M’alimenter a été un parcours du combattant, je n’avais envie de rien. Jus de pommes frais, café au lait, c’était mon quotidien ce premier mois. J’ai ensuite fait le protocole des purées. Puis des repas classiques.

A 9 mois post op, j’ai un regard complètement différent de ce que je pensais de cette chirurgie il y a quelques années.
En restant dans les chiffres, j’ai perdu 61 kilos depuis le début du parcours. Je vous laisse imaginer ma joie quand je suis passée sous les 120, puis les 100 et enfin les 90… Je suis à 84 kilos depuis peu. Je n'ai aucun objectif. ça descend, c'est bien. ça s'arrête, c'est bien. 

Je ne ressens plus la faim pour l’instant et ça me va tout à fait. Je mange moins que Mathilde, qui a 5 ans. En revanche, je mange de tout. Tout ce qui me fait plaisir. Je n’ai plus jamais été frustrée. Je vais au resto et je ne réclame pas de menu enfant (franchement, les gens qui exigent un menu enfant… LOL). J’ai un tup dans la voiture si besoin pour embarquer la fin de mon assiette.
Cette mutilation nécessaire, cette dernière maltraitance, ce dernier acte douloureux de moi à moi, il a beaucoup de sens.
Je me suis excusée de vivre pendant trop longtemps. Aujourd’hui, je ne m’excuse plus de vivre. Je vis.
Je ne dis pas que c’est facile. Je ne dis pas que je suis guérie de tout ce qui tourne moins rond chez moi. Mais j’ai osé, je suis allée au bout de la démarche. Je ne regrette absolument pas.

J’ai entendu que c’était la solution de facilité. Vivez avec un frigo sur les épaules pendant 20 ans. Faites-vous ensuite retirer un morceau d’organe. Ensuite, venez me parler.

J’ai entendu que j’avais fait la chirurgie en vue du mariage. Pardonnez-moi hein, mais mon homme m’aimait avec mes 145 kilos. Il m’aurait aimé quoiqu’il arrive. 145 kilos ou pas. Donc le timing était bon, mais pas calculé. Il m’a demandé ma main en février 2018, avant le début du parcours, et je n’étais pas sûre de me faire opérer… Il s’en foutait. Moi aussi. Il se trouve que je me trouve plutôt pas mal sur mes photos de mariage. ET TANT MIEUX <3

J’ai entendu que je tapais des poses depuis que j’avais perdu du poids. Nan mais en fait, j’ai toujours tapé des poses, vous en faites pas. Juste qu’avant, vous ne le voyiez pas ;)

Il parait que j’ai changé ma façon de m’habiller. Mais j’ai envie de dire HEUREUSEMENT putain ! Je rentre mon cul fondu dans du 44 et vous voudriez que je continue de mettre des jegging moches avec des hauts bariolés grossimo ? Je pourrai, en effet. Sauf que je m’habillais avant par nécessité. Aujourd’hui, c’est par goût. Alors si ça ne plait pas… En fait je m’en fiche royalement. Je me plais. Je plais à mon homme. Le reste…

Cette chirurgie n’a pas été un caprice, mais une nécessité. Sans elle, j’aurai continué à grossir et j’aurai sans doute fini par en mourir, je suis très pragmatique.

Je finirai juste par dire que cet article n’engage que moi. Je parle en effet de mutilation, d’amputation… C’est MON ressenti. Les mots sont extrêmes, à la hauteur de la maltraitance que j’ai fait subir à mon corps avec l’obésité qui était la mienne. J’étais dans la maltraitance pure ; je continuais le travail de sape entamé quand j’étais enfant. Je suis adulte aujourd’hui. Je suis une femme et j’assume d’être une femme. J’aime être une femme aussi. Il y a 10 ans, c’était une autre histoire ;)

Je commençais un diabète type 2: c'est terminé. J'ai arrêté mon traitement pour l'hypertension depuis plusieurs moi. Je ne sue plus en marchant 4 mètres. JE REVIS. 

 Je ne donne de leçon à personne, je trouve que celles qui se le permettent n’ont rien pigé à ce qui se passe pendant une chirurgie bariatrique. Il y a des gens, des parcours, des envies et des espoirs différents.

Voilà comment j’en suis arrivée là. Vous savez tout. Enfin presque tout.
Merci la vie. Merci moi-même. Vivement la suite <3

Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je suis open ;) 

Ma sleeve. Quand l'extrême te pousse à l'extrême...

Publié dans Moi, Pensées, choix, pourquoi, évolution

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Commenter cet article

cendrine 01/08/2020 21:25

Bonjour,
Je commence un parcours sleeve et même si le "oui, c'est envisageable" du chirurgien m'a fait énormément plaisir, j'ai dans un petit coin de ma tête la peur des complications, j'adore cuisiner, je suis relativement gourmande et vis au pays des apéros barbecue. J'ai donc peut aussi de ne plus pouvoir manger de tout après et de le vivre mal. Ceux sont mes deux plus gros points noirs. Du coup la lecture de tous les témoignages me rassure ou au contraire m'inquiète. Mais je trouve chouette tous ces retours d'expérience.

David 30/06/2020 18:26

Bonjour,
Déjà merci pour ce moment que je viens de passer, c'est super bien écrit, et très bien dit. Vous arrivez à lever le voile sur certaines peurs, ou questions que l'on se pose tous, femmes ou hommes qui pensent à) se faire opérer. Votre témoignage est essentiel pour des personnes comme moi. Je ne l'ai pas vu venir non plus, mais mon frigo ça fit aussi pas loin de vingt ans que je le porte. J'ai entamé les examens pré-ops, je suis encore effrayé par l'idée de me faire amputer d'un organe sain, mais il le faut. Le chemin de la décision a été particulièrement long pour moi, mais là je suis plus que motivés, il est temps que ça se termine, il est temps d'apprendre un peu à revivre. Je n'arrive même plus à me peser, ou plutôt à trouver une balance qui supporte mon poids, parait-il qu'il y en a des spéciales que l'on peut commander sur des sites professionnels !! j'estime à 160, peut-être plus le nombre de mes kilos, pas honte d'en parler ici, je sais que vous me comprenez. Encore merci pour votre témoignage.

Julie 24/06/2020 19:24

Merci pour votre témoignage
Ma sleeve est prévue pour début juillet je stress un peu
Avez vous respirer pendant 4 heures dans un appareil après l’opération? Merci

Nad 09/06/2020 22:41

Un grand merci d’avoir partagé votre expérience. J’ai rendez-vous ce jeudi avec mon médecin traitant pour une orientation vers une chirurgien bariatrique. Comme vous je ne suis pas encore réellement prête à cette mutilation mais mon corps, mon âge ... me rappelle à l’ordre. J’ai testé tous les régimes, l’hypnose, la psychothérapie comportementalisme, les groupes de parole,... J’ai 43 ans, un conjoint plus que compréhensif, 2 fils dont un de 7 ans. J’ai peur de l’opération et des complications, de risquer la vie lors d’une opération qui m’evitera des problèmes de santé. J’ai peur de perdre mon mode de vie, que les repas deviennent une punition, de dire adieu à la convivialité d’un déjeuner en terrasse avec les copines, d’un barbecue entre amis à la maison, ...
J’admire votre courage car pour prendre cette décision et en assumer les conséquences, il en faut !!! Bravo.

Adeline 20/05/2020 23:56

Merci pour ton témoignage... J'envisage la chirurgie depuis peu, avant c'était hors de question, et je ne suis toujours pas super décidée... Je me retrouve tellement dans tes propos !
Le premier pas que j'ai à faire, c'est un tout petit mais pour moi c'est déjà énorme, c'est d'en parler à mon médecin traitant... Je constate les problèmes de santé qui s'accumulent au fil du temps... Je ne peux plus me voiler la face...
Bref... Merci !