J'ai testé l'Atelier d'écriture Tant qu'il y aura des mots de Publishroom

Publié le par La Mère Quelconque

J'ai testé l'Atelier d'écriture Tant qu'il y aura des mots de Publishroom
J'ai testé l'Atelier d'écriture Tant qu'il y aura des mots de Publishroom

J'ai toujours beaucoup aimé écrire, dans beaucoup de styles différents. J'ai pu faire des ateliers d'écriture il y a quelques années en médiathèque près de chez moi, où on écrivait des textes à partir de photos, avec l'aide d'un auteur, et ça a été une super expérience, bien qu'un peu frustrante; j'ai beaucoup de mal à revoir ou corriger mes textes et j'ai beaucoup de mal à les lire à haute voix ou à les écouter! C'était je crois le pire moment pour moi: le partage à haute voix. Les échanges par mail étaient super ceci dit, j'avais beaucoup aimé. 
Cet été, j'ai eu un premier contact avec les éditions Publishroom, pour me faire découvrir des ouvrages édités chez eux (et je n'ai pas fait l'article que je voulais faire, sur mes lectures de l'été... Il est en brouillon, à terminer...). Puis j'ai reçu il y a quelques semaines un mail m'invitant si je le souhaitais à tester un atelier d'écriture en ligne. J'ai été intriguée et je me suis dit que c'était l'occasion de me faire plaisir! Un partenariat en rapport avec mon premier amour <3: l'écriture! 
Le gros avantage: le faire de chez moi de A à Z! 
L'atelier se compose de plusieurs phases: 

J'ai testé l'Atelier d'écriture Tant qu'il y aura des mots de Publishroom

Le détail complet des ateliers est ici au format pdf ou sur la page des ateliers. J'ai eu la chance de tester un atelier découverte. 

Alors pour commencer, nous avons reçu le 'thème' de l'atelier, le 12 novembre, avec une dead-line au 14 novembre. 
Autant vous dire que ces 2 jours là, ça a été un florilège de trucs et bidules: Mathilde a tenté de faire de la fièvre, Gaby se remettait vaguement, Nico était parti voir The Cure, j'étais donc seule, et ici comme on a les effets de la pleine lune généralement, je vous laisse imagine les effets de la SUPER lune. Bonne grosse loose d'ailleurs avec la super lune: avoir les effets et ne pas la voir parce qu'on habite Lille... Super -_-"
Donc le 14, je me suis retrouvée comme une ânesse, devant mon PC, à me faire interrompre toutes les 12 secondes et à n'avoir jeté que les grandes lignes sur une feuille. 
Voilà la proposition d'écriture:
La vie, un fleuve ?
A lire, relire et méditer…

Un extrait d’un conte du Niger, intitulé La traversée du désert (auteur inconnu).

«   Trois hommes cheminaient à travers la brousse.

Ils se dirigeaient vers le fleuve qu’ils comptaient traverser avant la nuit.

(…)

-        Comment allons-nous parvenir à le franchir ? interrogea l’un d’eux.

-        Que chacun fasse de son mieux, déclara celui qui portait un sabre.

Retrouvons-nous sur l’autre rive.

(…)

                    La vie n’est-elle pas un fleuve que chacun traverse à sa façon ? »

 

Proposition d’écriture

Ecrivez un texte dans lequel deux personnages sont confrontés à une même situation compliquée lors d’un voyage. Mais ils ne réagissent pas de la même façon à cette situation. Leurs réactions, leurs échanges, leurs désaccords reflèteront la dernière phrase du conte ci-dessus : « La vie n’est-elle pas un fleuve que chacun traverse à sa façon ? »

 

Quelques contraintes

-        Votre texte ne dépassera pas 4500 signes espaces compris.

-        Vous n’écrirez pas votre texte au « Je ». Vos personnages auront donc des prénoms (et des noms si vous le souhaitez).

-        Votre texte comportera au moins un tiers de dialogue.

Mes grandes lignes: "un père, ses enfants. Perdus dans une forêt, un obstacle à traverser après avoir perdu leur chemin. Voyage initiatique, traverser cet obstacle pour traverser leur(s) deuil(s). Inversement des rôles parent/enfant, découverte du sentiment d'être père. Le fils est le fil conducteur, il reprend confiance au fur et à mesure. Epaulé par sa soeur, le père épaulé par sa fille, le père qui prend confiance et conscience de son rôle. Hiver. Froid. Beau."
Après donc mes péripéties, j'ai réussi à me poser. J'ai fait une grossière erreur de débutante (ce qui est drôle quand on écrit depuis qu'on a 5 ans hein... XD) parce que j'utilise très peu word et son système de comptage de mots/caractères, et au lieu d'écrire un texte de 4500 caractères... Je suis arrivée à 14000 environ XD J'avais beau écrire, je trouvais que mon 'compteur' montait doucement... Oui, fatalement, quand on lit un compteur de mots et non pas de caractères, ça peut pas marcher XD
Bref! Texte écrit, je le relis une fois à la va-vite (on n'oublie pas que mes enfants ont 14/11/2 ans et que c'était la folie à la maison lol) et hop, je l'envoie, avec presque 2 jours de retard... Mais je l'ai envoyé! Ouf! En me relisant au calme, j'ai trouvé des fautes absolument monstrueuses et je m'en excuse encore :x promis, mon niveau n'est pas aussi catastrophique, en vrai, quand je suis pas interrompue XD
Donc voilà ma (longue) proposition pour cet atelier:

   Elie leva ses grands yeux sombres sur sa sœur. Sarah sentit son regard pesant et ses joues se mirent à chauffer. Elle se demandait comment ils allaient pouvoir faire, son père, Elie et elle, pour s’en sortir. Depuis maintenant quatre bonnes heures, ils tournaient en rond. Alexandre prenait une voix assurée pour ne pas les inquiéter, mais elle, elle avait compris. C’était un fait, c’était implacable, ils étaient perdus.
Pourtant, cette journée avait commencé parfaitement. La neige, le soleil, les rires, la forêt, les pins. Le sentier. Et d’un coup, plus de sentier.
« Papa… J’ai compris… Elie commence à comprendre aussi… Tu crois qu’il faut faire quoi, Papa ? J’ai un peu peur tu sais…
- On n’est pas perdu. On  s’est juste éloigné ! lança Alexandre avec un grand sourire.
Elle le connaissait bien, ce sourire. C’est le sourire ‘regardez comme tout va bien’ qu’il arbore dès lors qu’il ne veut pas les inquiéter. Il pense sans doute qu’elle ne sait pas le décrypter, tout comme il pense sans doute qu’elle est encore une petite fille. Treize ans, quand même, pour une petite fille... Et depuis un an, depuis la mort de sa mère, ce sourire, c’est son bouclier. C’est comme ça. Elle a pris l’habitude de faire semblant de sourire avec lui, pour que son cœur ne s’émiette pas plus s’il les voyait tristes à nouveau. Ce jour-là, hors du sentier, avec le vent qui se levait, la neige qui tombait à petits flocons, ce sourire sonnait plus faux que jamais.
- Tu vas voir ! Il y a beaucoup de solutions, et on sera au chalet pour manger dans une heure tout au plus !
- Papa, si on allait tout droit ? Hein ? Toujours ? On tomberait peut être sur une route ? Et s’il y a une route, une voiture pourrait s’arrêter…
- Ne panique pas Sarah ! Je te dis qu’on n’est pas perdu… Tiens, sors-nous les gobelets. On va se poser quelques minutes, il y a du chocolat chaud dans le thermos, en espérant qu’il n’ait pas refroidi !
Elie ne disait rien. Elie ne disait de toute façon pas grand-chose. Ce voyage, c’était l’occasion de le couper du quotidien, de le sortir de sa bulle dans laquelle il s’enfonçait, un peu irrémédiablement. Personne ne savait vraiment comment faire avec lui, il ne communiquait plus, il avait juste mal, et ce mal semblait le coller, l’emprisonner, le phagocyter. Alexandre se demandait souvent s’il réussirait à le sortir de sa torpeur, et il s’était dit que partir quelques jours, ce serait une bonne idée. Jusqu’à ce que l’idée se transforme en ‘ça’. Ils étaient perdus, la panique commençait à poindre, surtout, il fallait se calmer, les rassurer et réfléchir. Réfléchir semblait être la partie la plus compliquée du projet à vrai dire…
Le chocolat était tiède, mais c’était toujours mieux que rien. Le sucre leur fit du bien, et l’énergie semblait revenir à chacun. La lucidité aussi.
- Bon. Je vais  vous parler sérieusement. Je ne retrouve plus le sentier. On retrouvera notre route, ça nous prendra juste un peu plus de temps que prévu. Sarah, tu veux bien servir à nouveau ton frère ? Je vous propose de trouver un endroit à couvert, comme ça vous serez protégé de la neige et du vent et je vais partir retrouver le sentier. Comme ça, on ne s’épuisera pas tous les trois, ça n’a pas d’intérêt !
- Non ! Papa ! On vient avec toi !
Voilà, le moment redouté : le moment de panique. Alexandre prit une grande inspiration.
-  Sarah, calme-toi… Paniquer ne servira de toute façon à rien, on va tous s’épuiser et c’est là qu’il y a un risque pour nous tous… Elie compte sur nous. Sarah, il compte sur nous deux… Je dois retrouver le sentier, tu dois rester avec lui pour le rassurer…
- S’il te plait ! On peut essayer ma solution ? Hein ? On va toujours tout droit ! On va trouver une route ! La forêt est pas si grande… Papa…
Sarah serrait les poings, ses joues étaient brûlantes à cause du froid. Il ne neigeait pas fort, mais si la nuit venait à tomber plus vite que les flocons, le froid deviendrait encore plus mordant.
Alexandre s’en voulait de ne pas avoir emmené son portable. Même si à coup sûr, il était en zone blanche, ça l’aurait au moins rassuré. Parce que oui, il avait besoin qu’on le rassure, lui aussi.
Elie soufflait à travers ses moufles en regardant sa sœur, puis son père. Sarah se leva, prit les gobelets et se mit à les frotter frénétiquement avec un peu de neige vierge pour les laver, afin qu’ils ne collent pas dans le sac. L’action l’empêchait de trop réfléchir, parce que réfléchir, sur l’instant, revenait à paniquer. Son père lui enviait cette qualité qui ressemblait à un défaut dans la vie de tous les jours : elle arrivait à juguler ses émotions en se forçant à l’action. Sa fille était belle, douce mais aussi téméraire et parfois sanguine… Quoique les derniers traits de son caractère sont apparus avec l’adolescence. Peut-être même avec la mort de leur mère… Il n’arrivait pas à se souvenir. Ses enfants, ils ne les connaissaient pas vraiment, ‘avant’. Il est en train de les découvrir, et ça lui faisait une drôle de sensation, comme s’il se réveillait un matin avec des inconnus dans son salon et qu’il devait composer avec eux.
- Papa ! On prend les sacs, vient ! On avance ! Tu vas voir, on va trouver ! La route doit pas être loin… Elie, lève-toi ! Allez !
- D’accord, d’accord ! Si dans une demi-heure le sentier n’est pas en vue, vous irez vous abriter, je partirai chercher de l’aide ! lança Alexandre, un peu surpris par l’élan de sa fille, mais ravi qu’elle prenne cette initiative.
Il n’avait pas beaucoup neigé depuis leur arrêt mais assez pour effacer leurs traces. Les bruits étaient étouffés, les pins semblaient lumineux tant la neige était blanche. Ils décidèrent d’un hochement de tête de partir vers la droite, ils venaient de là.
Toujours tout droit. Le bruit de leurs pas était saccadé, rapide. Parfois on entendait craquer une branche sous leurs chaussures, qui les faisait sursauter. Malgré le côté peu engageant de la situation, il fallait avouer une chose, celle pour laquelle ils étaient venus : c’était beau. Mortel disait Sarah. Dans un autre moment, ça aurait pu être drôle.
Alexandre essayait de reconnaître les arbres ; peine perdue, tout semblait identique. Sarah poursuivait sa ligne droite, inlassablement. Elie suivait. Silencieux. Ses pas étaient presqu’aussi silencieux que lui, aussi évanescents.
Sarah se figea sur place. Ses grands yeux cherchaient quelque chose du regard.
- Quoi ? dit Alexandre. Qu’est ce que tu as entendu ? La route ?
- Attends Papa ! Non ! C’est un bruit d’eau ! Tu ne l’entends pas ? Il y a un bruit d’eau ! On n’a pas vu de rivière en arrivant, mais elle était sur les cartes, non ?
Les cartes ! Une rivière ! Mais oui ! Alexandre jeta son sac, ses gants, son souffle s’était accéléré. Il plongea sa main dans le ventre mou de son sac à dos, en sortant un guide touristique. Elle avait raison, bordel…
- Là ! Papa ! Elle est là ! Il y a un pont ! Sur la carte, ça dit quoi ?
L’excitation était palpable. Elie avait déjà rejoint sa sœur, qui avait grimpé un talus à la vitesse d’un chamois, et la regardait pointer du doigt le contre bas, avec ce qui ressemblait à un sourire.
Un sourire ? Un sourire ! Oui, il souriait ! Il se mit à courir, pour être vite auprès d’eux. En arrivant en haut du talus, en effet, une rivière en contre bas. Un pont de fortune la traversait, et il ne donnait pas très cher des planches recouvertes de neige : on voyait très bien les trous laissés par les absentes.
Sur la carte, il y avait la rivière, et surtout, le pont. Quand on regardait l’angle curieux que formait le cours de l’eau, on reconnaissait le sens de la carte… et il y a une route, à quatre ou cinq cents mètres de là. Même pas un sentier ! Une route ! Une grande ligne grise, pleine de promesses, qui traverse cette fichue carte.
Sarah avançait sa stratégie :
- Je vais traverser en courant, le plus vite possible, comme ça, il ne s’écroulera pas ! Mais Elie, tu passes avec moi, d’accord ? Tu me suis, tu verras, on va y arriver !
Elle ne regardait même pas son père. Elle tirait son frère par la manche et lui parlait en le regardant droit dans les yeux. Il hochait la tête. Alexandre était spectateur de ce moment, frappé comme tout à l’heure en plein cœur par un détail troublant : Elie souriait.
- Papa ! On y va ! A tout de suite !
Alexandre sentit son ventre se vriller, une dose d’adrénaline parcourut son dos, et une langue glaciale qui n’avait rien à voir avec le temps vint lui lécher la nuque. Ses enfants allaient traverser un pont, au milieu d’une forêt qu’ils ne connaissent pas, dans la neige, eux qui sont habitués à se balader sur la promenade des Anglais, et il ne sait pas leur dire quoi faire, ni comment le faire. Là, tout de suite, il a peur de les perdre. Il y a cinq secondes, il n’avait même pas pensé à ça. Est-ce que ça y était ? Est-ce qu’il devenait père ? Là ?
Sarah agrippa son frère. Qui ferma instantanément les yeux. Elle le tenait devant elle, fermement par l’arrière des bras, comme s’ils faisaient le petit train. Sa détermination était forte, elle était implacable.
- Vas-y Elie ! On y va ! dit Sarah.
Et ils se mirent en marche. D’un pas rapide, ne courant pas vraiment, ils s’arrêtaient parfois sur les indications de Sarah pour passer au-dessus d’une planche manquante. Le pont ne bougeait pas. Il craquait, ils le sentaient tous les deux. Alexandre était descendu du talus, il était sur le bord du pont. Il aurait voulu crier un encouragement, mais rien ne sortait de sa bouche… Entre la décision de Sarah et le moment où elle se mit à avancer, il s’était écoulé à peine quelques instants. Elle était instinctive, comme l’était sa mère, et ça, il avait aimé ça d’une telle force chez elle… Elie sentit sous ses pieds qu’il n’y avait plus de planche. Il hésitait à ouvrir les yeux. Sarah lâcha ses bras, il comprit. Ça y était.
- J’arrive ! hurla Alexandre. Ne bougez pas ! Je suis là !
Sarah regarda vers son père, en prenant son frère au creux de son bras. Ils faisaient bloc et l’attendaient.
L’urgence pour Alexandre n’était pas vraiment de traverser ce fichu pont. Mais d’arriver de l’autre côté. Il se mit à avancer, doucement, précautionneusement, en se tenant à la palissade. Il était bien plus solide qu’il n’y paraissait en fait, une fois qu’on était dessus. Mais on ne sait jamais, il n’oubliait pas qu’il faisait quand même un bon quatre-vingt dix kilos et que les enfants, même ensemble, n’en faisaient sans doute pas autant. C’est vrai ça. Combien pèsent-ils ? Sarah, avec ses treize ans bien tassés, devait fait un petit quarante kilos. Elle avait la morphologie de sa mère, toute en longueur, un cou immense, pas très épaisse. Elie lui ressemblait un peu plus, et s’il n’avait pas beaucoup grandi ses derniers temps, il dépassait ses copains qui avaient dix ans, comme lui. Il devait faire un bon trente cinq kilos. Son esprit essayait par tous les moyens de ne pas être là. Il partait régulièrement chercher des souvenirs pour qu’il ne puisse pas vraiment réfléchir à cette traversée. Il avançait. Mécaniquement. Toujours doucement. La neige s’était remise à tomber. Toujours doucement.
Au moment où il se mit à se dire qu’il allait faire une toise dans la cuisine pour les mesurer chaque trimestre parce que c’était important, un changement avait eu lieu. Il sentit les flocons sur son nez, fondant instantanément sur ses joues. Il sentit surtout que sous ses semelles, les planches grinçantes avaient laissé place à une neige molasse et collante. Il avait traversé.
Son cœur, qui semblait avoir fait une pause se remit à battre la chamade. Il se rua sur ses enfants, avec une brusquerie gauche pleine de bons sentiments.
- C’est bon ! On a réussi ! Bravo ! Wahou mais c’était super courageux ! On avance jusque la route, on rentre au chalet, on se fait un feu dans la cheminée ! Je suis heureux, heureux, heureux ! Vous m’avez fait peur, mais c’est dingue, Sarah… Merci… Merci ! Je vous aime si fort…
- Papa… Oh, mon Papa… »
Sarah ferma les yeux, elle sentait le souffle de son frère, les bras de son père, un sentiment de plénitude l’envahit, elle avait réussi. Alexandre ne comprenait pas vraiment, ce dernier quart d’heure venait de bouleverser ses certitudes. Toutes ses certitudes. L’amour inconditionnel qu’il ressentait, là, il valait tout. Il sortit son nez des cheveux de sa fille, et baissa les yeux. Deux grandes billes noires le fixaient, intensément, sans se détourner. Les sourcils du petit visage n’étaient pas froncés. On voyait la forêt se refléter dans ses pupilles, c’était un moment irréel. Ce moment était hors du temps, ailleurs. Le cœur d’Alexandre éclata en mille petits flocons d’amour.
Elie souriait.

Bon, comme on peut le lire, c'est long et j'ai quand même corrigé les fautes avant de le copier ici ^^
Je ne sais pas d'où me viennent les prénoms, le lieu, l'histoire, elle se délie toute seule au fur et à mesure de l'écriture... Ça a toujours fonctionné comme ça chez moi. 
J'ai reçu par la suite les propositions d'écriture des autres participants, beaucoup plus courtes, forcément, et j'ai renvoyé mon retour sur leurs écrits, dans les 2 jours, comme convenu. J'ai fait comme demandé, j'ai noté ce qui fonctionnait à mon sens, ce qui fonctionnait moins, de façon très pragmatique, sans 'j'aime' ou 'je n'aime pas' réducteur.
J'ai reçu ce matin les retours des 3 autres participants, de l'animateur ainsi que d'une éditrice et auteure du site. 
Les voici:

Texte tout en tension avec beaucoup d'émotions également. Le duo père fille fonctionne très bien. Le petit frère, choqué par le décès de leur mère, pour lequel on s'inquiète ajoute à cette tension. Et très joli dénouement, très simple mais efficace.

Retour de Sabrina Grimaldi, éditrice et auteure

A plusieurs titres, ce texte est fort, touchant, habile et nous emporte. L’inversion des rôles entre Sarah et son père ainsi que la présence subtile d’Elie témoignent du lien indéfectible et de l’amour qui unissent ces trois personnages en difficulté. Les personnages sont sur le fil mais l’amour est plus fort que tout et va les sauver. Ils font front face à l’adversité, ils font bloc et c’est un vrai bonheur. Elie, sa fragilité et son sourire constituent un fil rouge du texte bien vu et très habile. L’incarnation du rôle de père dans ce contexte et à ce moment précis est forte et prend une dimension universelle.

L’image du « cœur qui éclate en mille petits flocons d’amour » était risquée mais s’avère poétique et touchante. L’écriture, c’est prendre des risques, cette image prouve que le risque est payant. Le « Elie souriait » de fin est d’une grande efficacité et dit tout.

Attention aux fautes d’orthographe et d’accords à quelques endroits, mais c’est du détail.

Une suggestion cependant. Il me semble que le passé simple et l’imparfait nous éloignent de la situation vécue par les personnages et de la tension dramatique du texte. Le présent et le passé composé me sembleraient plus opportuns car nous serions encore plus proches des personnages et encore plus à leurs côtés dans ce moment difficile.

Merci Amélie.

Retours de Laurent Jacotey, animateur et auteur

C’est un récit puissant, fluide, agréable à lire. C’est presque un parcours initiatique où chaque personnage va tirer un enseignement sur lui même, découvrir les siens ou réapprendre à vivre. Le père devient un père, la fille réussit un exploit et le fils va sûrement reprendre confiance et laisser à l’amour une chance de revivre en lui. Ils se sont perdus en chemin pour mieux se retrouver…
On ressent bien toutes les émotions de chacun et le froid qui pénètre les âmes depuis le décès de la mère. On se sent marcher à leurs côtés dans un paysage féerique et bientôt sauvage. On traverse aussi le pont des dangers. On se réjouit, enfin, pour chacun d’avoir franchi une étape dans le deuil qui les meurtrit.

retour d'Evelyne, participante

Très joli récit initiatique. Une situation dangereuse qui va changer et révéler les personnages. On est pris par le récit et l'issue. Il ne me manque qu'un détail pour mesurer le danger, la taille du pont et de la rivière. Très belle fin qui annonce une vie retrouvée.

retour d'Emmanuel, participant

Le texte est plutôt bien écrit dans son ensemble bien que le récit narratif ait une place prépondérante au détriment du dialogue qui semble quasi-inexistant voire complètement inutile. J’ai relevé quelques erreurs de syntaxe qui gênent la lecture. Peut –être se relire encore davantage ? Néanmoins, l’histoire est plutôt agréable à lire. J’ai également remarqué quelques mots qui m’ont semblé être du langage soutenu quand tout le texte est au courant. J’avoue avoir aimé car j’ai découvert des mots mais cela jure un peu avec le texte dans son ensemble

retour d'Amélia, participante

J'étais contente que l'on comprenne l'intention du texte, et je pense le réécrire au présent et au passé composé pour me rapprocher de l'action. Je vais me replonger dans le lexique utilisé, même si c'est là que j'ai le plus de mal: modifier ce qui fait sens chez moi XD
Ça a été l'occasion pour moi de savoir ce qui fonctionne ou pas dans ma façon d'écrire; le temps justement, il faut que je le travaille!

Pour celles et ceux qui souhaitent un retour objectif sur leurs écrits, qui ont envie de se lancer un défi (parce qu'écrire sous contrainte, ça reste un chouette défi!) et qui ont envie de se mettre ou remettre à écrire, tout simplement, c'est un atelier complet, pas trop intrusif et plein de libertés. 

Si jamais quelqu'un souhaite tenter l'aventure, avec le code AMELIE15, vous avez droit à une offre découverte à 15€ au lieu de 18€!

Par ici pour découvrir les détails de l'atelier d'écriture Tant qu'il y aura des mots de Publishroom et merci de leur confiance!
 

Publié dans avis, Moi

Commenter cet article

GToch 23/11/2016 21:45

Je ne vais pas le cacher... J'ai dû m'y prendre plusieurs fois pour lire le texte en entier ;)
Et lorsqu'on lit ton récit, tout comme tes articles, on te sent bien dans ce que tu aimes ! Ça fait juste plaisir :D

La Mère Quelconque 23/11/2016 22:28

J'avais prévenu XD faire
des paragraphes est super dur pour moi en plus XD
Merci ❤️❤️