Infini.

Publié le par La Mère Quelconque

Infini.

Le temps s'étire. Se tord. Passe et reste.
Le temps.
Je sens que ça va de plus en plus vite.
Mathilde marchera dans une poignée de jours/semaines.
Gabriel s'élance, ses fringues sont de plus en plus petites.
Faustin est de plus en plus indépendant. Il a une folle envie d'être grand...
Je me souviens de mes 13 ans. De la difficulté de vivre quand on a 13 ans. J'étais en pleine tourmente, entre mon envie de m'adapter chez mon père et mon envie de croire que je pourrai retourner chez ma mère, avec mes frère et soeurs. Aaaah, l'adolescence...
Quand il lève les yeux au ciel, qu'il souffle en retenant son agacement, qu'il râle dans sa barbe, je me revois, 22 ans en arrière, beaucoup plus revêche!
Cette année, il y a eu de gros changements pour lui. Les copains, les copines. Il a un gros avantage: la constance... J'ai fait 5 écoles primaires et 4 collèges. Il a une chance phénoménale, il a fait une école maternelle, une école primaire, un collège... Toujours les mêmes élèves depuis le début. Je l'envie!
Mais c'est un garçon, je commence à ne plus trop comprendre certaines choses et c'est là que je vais avoir besoin de l'aide de Nico, qui a passé son adolescence dans une sérénité à faire pâlir d'envie tous les parents!
A l'âge de Faustin, j'étais la reine de la connerie... Ralala... Ce temps qui passe...
J'ai un fils de 13 ans. Je le prends encore dans mes bras comme un nourrisson. Je me souviens de ses premiers pas, de ses premières chaussures rouges, de sa première coupe de cheveux, de son premier petit pot, de son petit nez en trompette, de son odeur de confiture de lait enivrante... De sa dernière tétée, de sa première question sur mon amour pour lui, sur l'arrivée de son frère, son regard quand il a dit 'Bonjour Gabriel!' à travers le plexiglas du couffin de la maternité, plein de fierté d'être 'le grand frère', de son addiction à Oui-Oui, de ses câlins, de son souffle sur mon bras... Je m'en souviens. Je suis encore hier. Je le prends moins dans mes bras. J'ai tort. Ce soir, quand il rentrera de chez son père, je lui ferai un câlin. Je leur ferai un câlin, à tous les 3. Un câlin au goût d'éternité.
"Combien de temps dure l'éternité?" Demande Alice.
"Parfois, juste une seconde." Lui a répondu le lapin blanc...
C'est cette seconde que je veux vivre éternellement. Celle qui fait d'eux mon tout. Celle qui fait que j'aie envie de les serrer encore et encore et encore...
Une seconde de pur amour inconditionnel.

Publié dans amour, enfants, Pensées

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christelle 30/07/2015 07:06

Et voilà encore une fois je suis touchée par ce que tu ecris .....j'adore !!!!!

Manon 29/07/2015 22:41

Très émouvant ton texte!

Malory 26/07/2015 15:47

Moooh mais heureusement que tu n es pas allée plus loin j avais déjà les yeux pleins de larmes :')

La Mère Quelconque 26/07/2015 16:22

<3